Des tableaux à assembler
Des puzzles par peintre.
Certains peintres ont laissé dans la collection ouverte du Met de quoi occuper toute une soirée à eux seuls. Les voici, chacun avec une note sur ce que ses tableaux donnent une fois découpés, car la main du peintre change le puzzle bien plus que le sujet.
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Eugène Delacroix
Une couleur qui bat 6 tableaux →Un nouveau peintre chaque lundi.
Pâte épaisse, vue de près
Vincent van Gogh
Des toiles des cinq dernières années de sa vie, toutes venues du Met. Des roses et des iris, des oliviers et des cyprès, une paire de souliers usés, les gens d'Arles. Presque chacune est bâtie de touches courtes et chargées que l'œil peut suivre.
17 tableaux →Affiches et nuits tardives
Henri de Toulouse-Lautrec
Surtout des estampes et des dessins, plutôt que des huiles. Des affiches de cabaret, le Moulin Rouge, des chanteuses et des danseuses saisies en plein geste, et quelques portraits plus calmes. Couleur plate, trait rapide, beaucoup de papier nu.
19 tableaux →Salles de répétition
Edgar Degas
La classe de danse traverse presque tout. Des filles à la barre, un ballet vu de la fosse, du tulle rose et vert. Autour d'elles, les plus calmes : une repasseuse, un amateur d'estampes, un portrait ou deux.
13 tableaux →Un visage sorti du noir
Rembrandt
Ce sont presque tous des gens. Aristote la main sur Homère, Flore en habit de printemps, Hendrickje, Bellone en armure, le peintre Gérard de Lairesse, un homme au turban. La lumière trouve un visage et laisse filer le reste.
7 tableaux →Après-midis américains
William Merritt Chase
Enlevé, rapide, et le plus souvent en plein soleil. Des enfants au bord de la mer, une fille dans un parc, un vase d'azalées, une table de poissons. Il peignait vite et laissait la brosse visible.
7 tableaux →Portraits et voyages
John Singer Sargent
De la fameuse robe noire de Madame X aux scènes lumineuses rapportées d'Égypte et d'Espagne. Un portraitiste mondain qui ne tenait pas en place.
7 tableaux →Après-midis au bord de l'eau
Édouard Manet
Des toiles de ses années claires. Une barque sur la Seine, la famille Monet sous les arbres du jardin, une partie de pêche, et une petite brioche sur un linge.
6 tableaux →Solide et sans sentiment
Gustave Courbet
Des toiles qui ont du poids. Une femme dans les vagues, une barque de pêche, des demoiselles de village en promenade, un perroquet sur un poignet. Pâte épaisse, travaillée au couteau autant qu'à la brosse.
6 tableaux →Bords fondus, lumière d'argent
Camille Corot
Des tableaux où la lumière fait presque tout. Agar dans le désert, des voyageurs dans un paysage, une liseuse, une lettre à moitié écrite. Des arbres en plumes et un silence vert-de-gris sur l'ensemble.
6 tableaux →Le Fuji, les vagues et la neige
Katsushika Hokusai
Des estampes des années où Hokusai, passé soixante-dix ans, était au sommet de son art. La grande vague de Kanagawa avec le Fuji tout petit en dessous, le lac de Hakone, les torii dressés dans la baie de Noboto, la neige sur la Sumida, un coq et une poule parmi les commélines, et un oiseau mystique au visage humain. Bleu de Prusse, contours fermes et beaucoup d’audace.
6 tableaux →Pluie, lune et route
Utagawa Hiroshige
Des estampes d’un Japon vu en chemin. Des oies sauvages qui traversent la pleine lune, la pluie de nuit qui tombe en biais sur le grand pin de Karasaki, le relais d’Ōtsu sur la route du Tōkaidō, un bois sacré près d’un village, et une petite vue d’Edo. Hiroshige faisait fondre une couleur dans la suivante, si bien que ses ciels passent du bleu profond à rien du tout.
6 tableaux →Une lumière chaude sur des gens qu’il aimait
Pierre-Auguste Renoir
Renoir au plus chaleureux. Madame Charpentier sur un canapé avec ses deux enfants et le chien de la maison, une petite fille avec un bouquet de marguerites, Nini assise dans un jardin plein de lumière tachetée, une jeune fille au bain, et des fleurs amoncelées à côté de figues de Barbarie sur une table. Une peau douce, une touche légère comme une plume, et de la couleur là où l’on attendrait l’ombre.
6 tableaux →Construit touche par touche
Paul Cézanne
Cézanne dans les années où il reconstruisait la peinture depuis les fondations. La montagne Sainte-Victoire au-dessus du viaduc de la vallée de l’Arc, des joueurs de cartes penchés sur leur partie, Madame Cézanne en robe rouge, des pommes à côté d’un pot de primevères, un paysan assis, le domaine Saint-Joseph parmi ses arbres. Tout est fait de petites touches carrées posées côte à côte comme des carreaux.
6 tableaux →Tahiti, en aplats de couleur
Paul Gauguin
Le Tahiti de Gauguin. Ia Orana Maria, une Marie tahitienne portant son enfant sur l’épaule et un ange à moitié caché parmi les fleurs, des femmes qui se baignent au bord de l’eau, la sieste sous une véranda ombragée, deux femmes côte à côte, un paysage tahitien, et une théière posée parmi des fruits. Une couleur posée à plat, en grandes formes franches.
6 tableaux →Un peintre de cour à l’œil aiguisé
Francisco de Goya
Goya portraitiste, de la cour de Charles III aux années d’après-guerre. Manuel Osorio en rouge, sa pie au bout d’un fil et trois chats qui la guettent, la comtesse d’Altamira avec sa petite fille, un petit garçon appelé Pepito, un architecte en manches de chemise, une dame en mantille, et une corrida dans une arène partagée en deux. Des fonds gris, une touche rapide et aucune flatterie.
6 tableaux →La mer, les bois et le grand air
Winslow Homer
Winslow Homer en plein air. Des écoliers qui jouent en chaîne dans un pré, un ancien soldat revenu de la guerre qui fauche le blé, un marin à la dérive parmi les requins du Gulf Stream, une pêcheuse penchée contre le vent sur le rivage, un feu de camp qui lance ses étincelles dans les bois obscurs, et un canot qui descend les rapides du Saguenay. Le temps qu’il fait, peint par quelqu’un qui sortait l’affronter.
6 tableaux →Tout en mouvement
Peter Paul Rubens
Rubens, de son premier tableau daté, un homme tenant un compas, aux toiles de ses dernières années. Une chasse au loup et au renard lancée à pleine course, le dieu-fleuve Achéloüs qui régale ses hôtes, Vénus qui retient Adonis de partir chasser, Henri IV en triomphe, et Rubens lui-même au jardin avec sa jeune épouse et leur fils. Une chair chaude, des étoffes rouges et rien d’immobile.
6 tableaux →Une couleur qui bat
Eugène Delacroix
Delacroix sur quarante ans, d’une étude d’atelier d’après le modèle à l’un de ses derniers tableaux. Le Christ endormi dans la barque pendant que la tempête éclate, Rébecca enlevée à cheval devant un château en flammes, Ovide exilé chez les Scythes, sa tante Madame Riesener, et une corbeille de fleurs renversée dans un parc. Une couleur qui bouge même quand rien d’autre ne bouge.
6 tableaux →Panneaux, papier et bois gravé
Albrecht Dürer
Albrecht Dürer à Nuremberg, d’environ 1505 à 1523, en peinture et en gravure. Sainte Anne, la main sur l’épaule de Marie pendant que l’Enfant dort, le Christ en bleu et rouge qui bénit, le monde dans la main, la Vierge à l’Enfant sur fond sombre, et le profil d’une jeune femme dessiné sur papier vert. Puis le noir et blanc : ses armoiries, une porte ouverte sous des ailes déployées, un entrelacs pour la broderie, et deux feuilles de l’Arc d’honneur gravé sur bois pour l’empereur Maximilien.
8 tableaux →Saints, déesses et chapeaux rouges
Lucas Cranach the Elder
Lucas Cranach, peintre de cour à Wittenberg au temps de la Réforme. Judith au chapeau rouge à plumes blanches, l’épée dressée au-dessus de la tête d’Holopherne, Vénus sur un panneau rond avec Cupidon, Pâris en armure devant trois déesses sous l’œil d’un cheval blanc, sainte Barbe à genoux en rouge parmi les soldats, saint Maurice en armure d’argent, et le duc de Saxe en noir sur fond rouge. Un Luther d’atelier les accompagne.
6 tableaux →Des marchands, un savant et la Mort
Hans Holbein the Younger
Les portraits de Hans Holbein, d’un jeune homme de Lucerne en 1517 aux marchands allemands qu’il peignit à Londres. Benedikt von Hertenstein au bonnet rouge sous une frise peinte, Hermann von Wedigh et Derick Berck en noir sur fond bleu ou vert, Érasme les mains jointes dans son col de fourrure. Puis deux petites gravures sur bois de la Danse des morts, où un squelette emmène l’abbé et conduit un vieillard chez le médecin. Une copie et un médaillon d’atelier les accompagnent.
6 tableaux →Fraises, rires et habits noirs
Frans Hals
Frans Hals à Haarlem, qui peint vite et laisse voir la touche. Des fêtards serrés autour d’une table de carnaval chargée de pain et d’œufs, un jeune homme au grand chapeau gris qui lève son verre dans une auberge pendant qu’une fille rit à son épaule, un garçon au luth, et le savant Petrus Scriverius et sa femme Anna van der Aar, chacun dans un ovale peint. Paulus Verschuur se tient en noir, la main sur la hanche. Une copie d’un portrait de Hals les accompagne.
7 tableaux →Soie, petits chiens et pinceau vif
Jean-Honoré Fragonard
Jean-Honoré Fragonard à Paris vers 1770, avec une pièce sombre de ses années romaines, pleine de femmes, de bébés et d’un chien. Une femme à son bureau qui lève les yeux de sa lettre et d’un petit bouquet, un petit chien blanc sur la chaise, deux sœurs serrées l’une contre l’autre en jaune et en rose, une dame en fraise d’autrefois qui soulève son chien, et une jeune fille qui lit de profil sur un ciel bleu. Peint vite, en couleurs de soie et en lumière chaude.
6 tableaux →Venise, masques et gondoles
Francesco Guardi
La Venise de Francesco Guardi dans les années 1760 et 1770, peinte d’un pinceau vif et frémissant. La place Saint-Marc et son campanile sous un grand ciel bleu, le pont du Rialto vu d’un peu plus haut sur le Grand Canal, les voiles et les mâts qui se pressent dans le bassin de Saint-Marc, des silhouettes en robe noire dans l’antichambre de la salle du Grand Conseil, et des masques qui se croisent au Ridotto. Et un lieu qui n’a jamais existé : des ruines, des arbres et des barques sous un cadre cintré.
6 tableaux →La soie, les habits rouges et les bois
Thomas Gainsborough
Les modèles de Thomas Gainsborough, et la campagne qu’il aimait peindre entre deux portraits. Grace Dalrymple Elliott en pied dans une soie dorée, la reine Charlotte sous un nuage de boucles poudrées, un musicien en habit rouge qui tient sa partition, un officier en écarlate, de l’or sur l’épaule, des enfants de chaumière partis ramasser du bois dans une forêt sombre, et un chemin de charrette qui monte vers des collines boisées. L’Angleterre des années 1770 et 1780, d’un pinceau léger et rapide.
7 tableaux →Grands chapeaux, habits rouges et un agneau
Joshua Reynolds
Joshua Reynolds et les familles qui ont posé pour lui, des années 1740 à la fin des années 1780. Deux enfants et leur précepteur avec un agneau, trois messieurs attablés sous les arbres avec un chien à leurs pieds, Anne Dashwood une houlette à la main, Lady Smith qui serre contre elle ses trois enfants, le capitaine Coussmaker appuyé à un arbre près de son cheval, et une petite fille au bonnet rose, assise bien sage, les mains jointes.
8 tableaux →Des visages en pleine lumière
Henry Raeburn
Henry Raeburn a peint ces portraits à Édimbourg vers 1800. Le jeune William Fraser en habit sombre sur un fond plus sombre encore, Mrs Oswald en blanc avec une ceinture orange et des arbres qui s’assombrissent derrière elle, les enfants Drummond et leur poney sous les arbres, George Harley Drummond à côté d’un grand cheval bai, Janet Law en blanc, et deux hommes âgés installés dans leur fauteuil. La lumière tombe franchement sur les visages et le blanc des cols, et le reste se perd dans le brun.
7 tableaux →Chênes, landes et eau dormante
Théodore Rousseau
Théodore Rousseau dans la campagne française, souvent dans la forêt de Fontainebleau ou à ses abords, des années 1840 aux années 1860. Des arbres nus qui s’assombrissent contre un coucher de soleil d’hiver, une mare sous un ciel lourd, une petite barque sur une rivière lente, un soir rouge sur les rochers près d’Arbonne, un grand chêne à l’orée du bois des Monts-Girard, et un jeune bouleau qui prend le soleil un matin de début d’été. Chaque arbre a sa forme, comme un visage dans la foule.
7 tableaux →Des roses, des pensées et une poire
Henri Fantin-Latour
Henri Fantin-Latour devant sa table de fleurs, des années 1860 aux années 1880. Des roses blanches dans un verre près d’une poire mûre et de quelques grains de raisin, des pensées en pots de terre avec des pommes vertes à côté, un bouquet d’été serré, rose, blanc et rouge, et une corbeille de fruits avec un couteau sur une petite table de bois. Entre les fleurs, deux personnes : le peintre lui-même, jeune, à moitié dans l’ombre, et une femme en noir aux mains croisées.
7 tableaux →Collines de village et matins de ville
Camille Pissarro
Camille Pissarro, des collines de Pontoise aux fenêtres de Paris et de Rouen, entre 1867 et 1899. Un chemin qui sort du village sur la côte du Jalais, des femmes penchées sur la récolte d’un coteau sous de grands arbres, une péniche à bande rouge sur la rivière, des meules roses à Eragny, le boulevard Montmartre un matin d’hiver vu d’en haut, et le jardin des Tuileries au printemps. Des jours ordinaires, regardés longtemps.
8 tableaux →Routes, berges et ciel changeant
Alfred Sisley
Alfred Sisley dans les petites villes au bord de la Seine et du Loing, des années 1870 aux années 1890. Le pont suspendu de Villeneuve-la-Garenne, des marronniers le long du fleuve avec une voiture à leur ombre, la route de Versailles à Louveciennes sous un ciel gris, une rue enneigée à Moret, une maison au toit rouge sur la route de Saint-Mammès, et un pré de Sahurs devenu doré au soleil du matin. Du ciel presque partout, et la lumière qui y change.
8 tableaux →Du noir, du gris et un peu de rose
James McNeill Whistler
James McNeill Whistler, un Américain installé à Londres, dans les années 1870 et 1880. Le critique Théodore Duret en habit de soirée, une cape rose sur le bras, l’acteur Henry Irving en Philippe II d’Espagne, une dame en gris sur fond sombre, une femme alanguie près du feu dans une pièce jaune, la foule du soir aux jardins de Cremorne et la place du marché de Dieppe. Il appelait ses tableaux des arrangements et des notes, et il le pensait.
7 tableaux →Lacs, mer et lumière tranquille
John Frederick Kensett
John Frederick Kensett, peintre américain des lacs et des rivages, des années 1850 à 1872. Des montagnes dans la brume sur le lac George, le même lac en une étude rapide couleur turquoise, l’Hudson entre des collines vertes, des promeneurs au repos sous de grands arbres au bord du lac Conesus, le soleil qui descend sur une mer plate, une pointe rocheuse sous un ciel de brouillard, et des cèdres à Darien avec la dernière lueur rouge derrière les troncs. Il se passe très peu de chose, très lentement.
8 tableaux →Fleurs, chênes et brume dorée
George Inness
George Inness, de la vallée du Delaware aux collines autour de Rome, puis de retour au New Jersey, entre 1861 et les années 1890. Un arc-en-ciel sur le Delaware Water Gap avec du bétail au bord de la rivière, des chênes rouges et or sous un ciel d’orage, une grange rouge et des arbres sombres contre un soir orangé à Medfield, des oliviers au-dessus de la plaine à Tivoli, et un verger de Montclair en fleurs blanches dans une brume verte. Le vrai sujet, c’est l’air.
8 tableaux →Lanternes, fleurs de prunier et pluie
Suzuki Harunobu
Des estampes d’Edo des années 1760, au moment où Harunobu faisait quelques-unes des premières estampes en pleine couleur. De jeunes femmes élancées dans des scènes calmes : l’une qui lève une lanterne vers les fleurs de prunier sur une nuit noire, deux qui partagent un parapluie jaune sous l’orage, des femmes qui jouent du shamisen pendant que des hommes regardent par une fenêtre à claire-voie, un service à thé sur un support rouge par une nuit de pluie, et une femme seule à un sanctuaire à l’heure du bœuf.
7 tableaux →Les femmes d’Edo, de près
Kitagawa Utamaro
Des estampes d’Edo, pour la plupart des années 1790, où Utamaro cadre ses femmes de près, souvent en buste. Deux femmes tête contre tête, l’une en noir à pois blancs, une femme qui s’essuie le visage après le bain, deux dames qui tiennent chacune une partie d’un miroir laqué, une mère et son bébé à minuit, des enfants qui jouent autour d’un paravent, et une maisonnée qui se réfugie sous une moustiquaire verte à l’arrivée de l’orage.
8 tableaux →Fantômes, lutteurs et pluie
Utagawa Kuniyoshi
Des estampes d’Edo du milieu du XIXe siècle, souvent larges de trois feuilles. Deux lutteurs de sumo empoignés sous les yeux d’un juge et de l’arbitre, les fantômes des Taira qui surgissent de la mer autour d’un navire dans la baie de Daimotsu, une foule de combattants sur le toit pentu du Hōryūkaku, tirée du roman des huit chiens, des femmes sur un bateau de plaisance sous la lune d’automne, et la pluie grise sur la rivière à Ochanomizu.
7 tableaux →Soie, dentelle et un dieu marin
John Singleton Copley
John Singleton Copley à Boston, de son adolescence, dans les années 1750, jusqu’en 1773. Neptune fend les vagues avec son trident et une boule dorée, tiré par des chevaux marins gris tandis qu’un triton souffle dans un coquillage. Puis les portraits : le petit John Greenleaf sous un bonnet rouge à plumes blanches, qui serre un agneau, Elizabeth Greenleaf en satin blanc avec des roses, Mme Storer en soie bleu-vert, une rose au corsage, son mari sous un bonnet vert, et Mme Winthrop, dont les mains et le rameau de fruits se reflètent dans le bois ciré de sa table.
6 tableaux →Cheveux poudrés et joues roses
Gilbert Stuart
Gilbert Stuart, le portraitiste américain, de 1785 aux environs de 1820. Le capitaine John Gell, en bleu et or, montre la mer depuis un rivage rocheux, un navire derrière lui, et Josef de Jaudenes est assis à une table verte dans un habit rouge brodé d’argent. Puis des portraits plus serrés : George Washington, cheveux blancs, en noir sur fond vert, John Shaw dans un fauteuil rouge avec un livre, Matthew Clarkson avec une épaulette dorée et une épée, et Mme Sigourney en turban blanc et châle rouge.
6 tableaux →Poètes, pins et encre pâle
Ike no Taiga
Ike no Taiga à Kyoto, des années 1730 aux années 1760, peintre du nanga, l’art des lettrés que le Japon a appris de la Chine. La réunion au pavillon des Orchidées, deux fois, en haut rouleau et sur un paravent : des poètes assis le long d’un ruisseau sinueux où passent de petites coupes de vin. Puis une peinture au doigt, une montagne grise en taches d’encre et un seul batelier, un cycas brossé vite à l’encre grise, un vieux pin sous quelques grands caractères, et des pics d’automne au-dessus d’une chaumière, avec un poème écrit en haut.
6 tableaux →Ermites, oiseaux et collines de brume
Yosa Buson
Yosa Buson, le poète du haïku qui peignait aussi à la manière nanga, de la fin des années 1750 jusque dans les années 1780. Hanshan et Shide en robes grises, l’un de dos avec un balai, l’autre souriant, un rouleau caché derrière lui. Jurōjin à la longue barbe blanche, une grue à ses côtés, deux oiseaux à longue queue dans un saule et un pêcher en fleurs, une mince cascade dans des montagnes de brume, un voyageur qui passe un petit pont sur un paravent, et son propre hokku sur le corbeau du Nouvel An, écrit à côté d’un vieux courtisan.
6 tableaux →Robes blanches et pont rouge
J. Alden Weir
J. Alden Weir, impressionniste américain, à la fin des années 1880 et dans les années 1890. Une femme en blanc se repose sur un divan vert pendant qu’une petite fille tient une guitare, Anna Dwight Weir lit une lettre près d’un pot de fleurs, des pommes vertes pendent à une branche au-dessus de fruits rouges bien mûrs, et deux visages sous des chapeaux noirs à plumes apparaissent de part et d’autre d’un cadre doré. Dehors, un pont de fer rouge se reflète dans une rivière calme, une cheminée d’usine fume au-dessus d’une ville verte, et des voiliers sont au mouillage dans une baie pâle.
7 tableaux →Satin, une lettre et un luth
Gerard ter Borch
Gerard ter Borch, le peintre néerlandais du satin, des environs de 1650 à la fin des années 1660. Une jeune femme en satin rose ajuste son corsage tandis qu’une servante apporte une aiguière d’argent, une femme en bleu joue d’un luth à long manche pour un cavalier, et une jeune fille se penche par-dessus une chaise pour lire une lettre en train de s’écrire. Puis les portraits en noir : le bourgmestre Jan van Duren, son chapeau sur une table rouge, Margaretha van Haexbergen près d’un fauteuil rouge, et un père qui tend une montre ouverte vers un enfant au chapeau à plume.
7 tableaux →Sommets de neige et eaux vives
Albert Bierstadt
Albert Bierstadt, le peintre de l’Ouest américain né en Allemagne, de 1863 aux environs de 1890. Lander’s Peak se dresse sous la neige au-dessus d’une cascade et d’un campement de tipis et de chevaux, des murailles de granit dominent la Merced immobile dans le Yosemite, et des promeneurs en chapeau s’arrêtent au pied des eaux blanches de Nevada Falls. Puis le lac Louise et ses arbres morts dans l’eau, le Cervin rose au-dessus de la brume au lever du soleil, un sommet enneigé sur un lac tranquille, et une plage blanche autour d’une crique turquoise.
7 tableaux →Barques, pins et feuilles d’automne
Shitao
Shitao, né Zhu Ruoji, peintre du début des Qing au pinceau libre et rapide, des environs de 1690 à 1705. Deux barques aux voiles ocre abordent une maison blanche sur un promontoire orange, et un homme en blanc se tient courbé dans une petite barque, sous des collines de brume. Puis des collines couvertes de points bleus et verts à la grotte de Zhang Gong, des pins à l’encre grise au mont Huang, une maison près d’un champ clos, sous un long poème pour la fête du Double Neuf, et des gens au repos sous des arbres d’automne rouges, près d’un pont en arc.
6 tableaux →Maîtres anciens, neige et oies sauvages
Wang Hui
Wang Hui, peintre du début des Qing qui peignait à la manière des maîtres anciens, de 1662 à 1713. Des sommets blancs de neige se dressent sur un ciel d’encre grise dans un paysage d’après Li Cheng, une cascade descend en gradins à travers une arche de roche sur la soie brune du mont Taihang, et des files d’oies sauvages traversent un large fleuve devant une haute falaise. Avec ses assistants, il peignit la tournée d’inspection de l’empereur Kangxi dans le Sud, sur la route du mont Tai : montagnes vertes, temples aux murs rouges et foules en bleu devant une porte fortifiée.
6 tableaux →Voiles sous la lune, vernis sombre
Albert Pinkham Ryder
Albert Pinkham Ryder, peintre américain du clair de lune et de la mer, de 1880 environ au début du XXe siècle. Sa peinture a foncé et s’est craquelée avec le temps. Un voilier sombre fend une vague jaune sous la pleine lune, un autre penche sous un grand nuage noir, deux personnages vêtus de rouge, une fraise blanche au cou, se tiennent près d’un ruisseau pâle dans la forêt d’Arden, un pont aux arches basses repose dans un crépuscule brun, un homme au bâton garde ses bêtes au bord d’une rivière, et un navire est échoué au pied d’une falaise sombre.
6 tableaux →Des saints, un géant et un dragon
Nicolas Poussin
Nicolas Poussin, peintre français qui travailla à Rome, des années 1620 à 1658. Pierre et Jean se penchent sur un boiteux assis sur les marches du temple, Romulus, en rouge, regarde ses soldats enlever les Sabines, deux soldats en armure d’argent affrontent un dragon pendant qu’une femme attend dans une barque dorée, et Orion aveugle traverse la forêt à grands pas, un guide sur les épaules. Puis deux tableaux sombres : Midas, le visage dans la rivière, et le Christ qui tend la main vers la coupe qu’un ange lui apporte, pendant que ses disciples dorment.
6 tableaux →Satin, soie et galons d’or
George Romney
George Romney, portraitiste britannique de la fin du XVIIIe siècle. Lady Elizabeth Stanley est assise sous des arbres sombres, en satin blanc avec une ceinture rose, le menton posé sur la main. Mme Charles Frederick porte une soie orange rouille et une écharpe rayée enroulée dans ses cheveux relevés, les bras croisés sur un rebord. Puis une jeune femme drapée de crème, le regard ailleurs, l’amiral Ogle chamarré de galons d’or, un homme en perruque poudrée devant un ciel nuageux, et Romney lui-même en 1795, les cheveux blancs, qui regarde par-dessus son épaule.
6 tableaux →Ombrelles, sable et grands ciels
Eugène Boudin
Eugène Boudin, le peintre français des plages et des ciels, de 1863 à 1892. À Trouville, un cheval tire une cabine de bain grise dans l’eau peu profonde, non loin d’un homme barbu et d’un chien noir, et à Dieppe, des femmes aux larges jupes bleues et blanches se rassemblent sous des nuages gris. La princesse Metternich marche sur le sable, vêtue de blanc sur un jupon rouge, une foule assise sur des chaises de bois fait face au couchant, un village et ses voiles brun-rouge se reflètent dans une rivière calme, et des toits rouges bordent une baie d’un bleu profond à Beaulieu.
6 tableaux →Acteurs, héros et pluie d’été
Utagawa Kunisada
Utagawa Kunisada, auteur d’estampes à Edo, surtout d’acteurs et de héros, de 1819 à 1863. Ichikawa Danjūrō VII lance un regard furieux sous d’énormes touffes de cheveux noirs, des pivoines blanches derrière lui et un poème blanc sur fond noir. Mitsuuji, en brocart bleu, tient un rameau de yamabuki aux fleurs jaunes, et une pluie grise tombe sur un cheval roux dans un champ inondé. Guan Yu, au visage rouge et à la longue barbe, trône parmi un paon, un cerf et un ogre rouge, tous en vannerie, et les héros tatoués d’Au bord de l’eau se pressent sur un bleu profond.
6 tableaux →Grandes silhouettes, cerisiers et un pont
Torii Kiyonaga
Torii Kiyonaga à Edo, de 1781 aux environs de 1791, qui dessine de grandes silhouettes en groupe. Trois femmes et un homme passent près d’un tronc de cerisier sombre à Gotenyama, sous les fleurs roses, et Ichikawa Danjūrō V se promène avec sa famille, un petit garçon en rouge sur les épaules d’un jeune homme. Sous les poutres jaunes du pont Azuma, une femme se tient debout à la proue d’une barque, ses robes au vent. Une femme en rouge regarde un chien noir couché sur sa traîne, et Danjūrō II aiguise une flèche géante sur une pierre.
6 tableaux →Un visage, une carpe, des natures mortes
Keisai Eisen
Keisai Eisen, auteur d’estampes à Edo, des environs de 1812 aux années 1840. Un visage de femme remplit toute une estampe, penché et tout proche, des épingles d’écaille en éventail dans ses cheveux noirs, une robe rouge à pois blancs au col. Une carpe sombre plonge dans une eau turquoise, et des toits enneigés, des pins et un portique de sanctuaire bordent l’eau, tout en bleu. Puis des surimono, estampes éditées à titre privé avec des poèmes : une pierre marquée d’un soleil, d’une lune et d’étoiles, un petit pin au-dessus d’un koto, une étagère rose chargée de livres bleus.
7 tableaux →Femmes élancées, barques et lanternes
Chobunsai Eishi
Chōbunsai Eishi à Edo, dans les années 1790, qui dessine de grandes femmes élancées sur des fonds calmes. Takigawa de l’Ōgiya porte la main aux longues épingles de sa coiffure, et une autre femme, vue de près, lève un coquillage peint du jeu des coquillages. Deux femmes se tiennent sous une pluie oblique au bord d’une rivière, imprimées à l’encre noire seule. Des barques de plaisance se pressent sur la Sumida sous les longues jambes grises d’un pont, et sur un fond jaune garni de glycines et de lanternes rouges, une silhouette en noir danse parmi les femmes.
7 tableaux →Visages, chaînes d’or et soie grise
Jean-Auguste-Dominique Ingres
Jean-Auguste-Dominique Ingres, peintre français de portraits lisses et précis, de 1820 environ à 1848. Madame Leblanc pose en soie noire avec une chaîne d’or et un châle rayé, son mari tient un livre près d’un tapis rouge, Edmond Cavé porte une cravate blanche brossée vite, sa femme penche la tête sur un fond pâle inachevé, et saint Jean baisse les yeux sous une fine auréole. Le Tintoret pointe un fusil sur la poitrine de l’Arétin. Ingres et son atelier ont peint l’Odalisque en tons de gris, à dessein : une femme en turban regarde par-dessus son épaule.
7 tableaux →Travaux des champs par tous les temps
Jean-François Millet
Jean-François Millet, peintre français des travaux des champs, des années 1840 aux années 1870. Une femme ramène un enfant à la maison avant l’orage, un fagot dans les bras, une autre ratisse le foin près d’une meule par un jour de brume, et une bergère tricote à l’ombre d’une haie. Dans les années 1870, un vacher souffle dans sa corne devant un ciel orange, une femme en longue cape garde ses dindons sous un arbre nu, et trois hautes meules se dressent sous un ciel sombre, des moutons broutant à leur pied.
6 tableaux →Rivières, barques et pommiers en fleurs
Charles-François Daubigny
Charles-François Daubigny, peintre français des rivières et de leurs berges, des années 1850 aux années 1870. Des maisons de pierre et des vaches au bord d’une eau calme, au crépuscule, à Optevoz, des canards sur une rivière sombre sous un couchant orange, un ruisseau sous de grands arbres minces qui mène à une maison au soleil, une femme qui lave son linge au bord de l’Oise parmi les arbres qui roussissent, des bateaux de pêche échoués sur le sable à Étaples, un verger en fleurs blanches et roses où paissent des vaches, et un large fleuve gris sous de grands nuages blancs.
7 tableaux →Herbe au soleil et cirque de nuit
Georges Seurat
Georges Seurat, peintre français qui construisait ses tableaux par petites touches de couleur, de la fin des années 1870 à 1888. Un faucheur en chemise blanche passe sa faux dans le blé doré, un jardinier se penche sur la terre au soleil jaune, deux hommes poussent une barque à la perche sur la Seine scintillante, et des promeneurs se reposent dans l’herbe au bord de l’eau, dans une étude pour Un dimanche à la Grande Jatte. À Pontaubert, des troncs pâles sortent de points verts, et dans Parade de cirque, un tromboniste se tient sur une scène de nuit faite de minuscules points.
7 tableaux →Soleil, carrelages et portes ouvertes
Pieter de Hooch
Pieter de Hooch, peintre hollandais des intérieurs et de ceux qui les habitent, de la fin des années 1650 à 1670 environ. Une femme en veste rouge bordée de fourrure lève son verre sous une tonnelle verte, le soleil jaunit un mur derrière une partie de cartes, et une jeune femme porte la main à ses cheveux près d’une fenêtre ouverte. Un gentilhomme en habit rouge paie l’hôtesse près d’une grande roue de charrette, une femme traverse un sol en damier avec une aiguière sur un plateau, et dans une pièce les murs sont couverts de motifs dorés.
7 tableaux →Ruines, méandres et une coupe géante
Thomas Cole
Thomas Cole, paysagiste américain de la Hudson River School, dans les années 1830. Une arche en ruine couverte de lierre domine la plaine près de Tivoli, et depuis le mont Holyoke un orage s’éloigne tandis que la rivière décrit une boucle dans les champs ensoleillés, une fois en esquisse rapide, une fois en grand. Au bord de la Catskill, une femme en rose tend des fleurs des champs sous de grands arbres. Un nuage s’élève, blanc et rose, au-dessus d’une bande de terre, et une coupe de pierre géante porte un lac et ses voiliers, qui déborde par-dessus son bord vert.
6 tableaux →Palmiers, une tigresse et un atelier de sculpteur
Jean-Léon Gérôme
Jean-Léon Gérôme, peintre français au fini lisse et précis, des années 1850 à 1890 environ. Des palmiers en éventail se dressent sur un ciel violet pâle, et une tigresse est couchée avec ses petits au-dessus d’une mare sombre. Des hommes prient en rangs sous des arcs rouges et blancs, d’autres fondent des balles près d’un fourneau dans un café du Caire, un soldat en satin rose porte une haute coiffe enroulée, et une femme au foulard vert s’accoude à un balcon de bois sculpté. Dans un atelier, Pygmalion enlace sa statue qui prend vie.
7 tableaux →Visages, satin et œufs cassés
Jean-Baptiste Greuze
Jean-Baptiste Greuze, peintre français des visages et des émotions, des années 1750 aux années 1780. Dans la scène des œufs cassés, une jeune femme est assise par terre près d’un panier renversé, une vieille femme tient un jeune homme par le bras, et un petit garçon s’appuie contre un tonneau. Une princesse en volants blancs pose une couronne de fleurs bleues sur son petit chien, le comte d’Angiviller porte de la soie rose et un brocart d’or, et deux jeunes femmes détournent un regard inquiet. Égine lève les yeux depuis un lit blanc tandis que l’aigle de Jupiter paraît dans une nuée dorée.
6 tableaux →Panneaux de Bruges en bleu, rouge et or
Gerard David
Gerard David, peintre installé à Bruges, de 1500 environ à 1520 environ. Sur un fond d’or, le Christ lève la main vers sa mère tandis qu’une jeune femme s’essuie les yeux avec un mouchoir, et dans un petit panneau cintré il nous regarde en face en bénissant. Les mages apportent des coupes d’or sous une arche en ruine, un petit chien passe en trottinant, et des anges survolent la Nativité, avec des donateurs à genoux sur les volets. Gabriel salue Marie en gris pâles sous une colombe, et le Christ porte la croix, puis ressuscite dans un manteau rouge.
6 tableaux →